Belgique

Restructuration chez Proximus: le gouvernement appelle au dialogue social

Les syndicats de Proximus ont rencontré le gouvernement à la suite de l’annonce du plan de restructuration prévoyant le départ de 1900 personnes.

Le Premier ministre Charles Michel a rencontré, lundi après-midi, en compagnie du ministre de l’Économie Kris Peeters et du ministre des Télécommunications Philippe De Backer, les syndicats de Proximus à l’occasion de l’annonce la semaine dernière du plan de transformation qui prévoit le départ de 1.900 personnes et l’engagement de 1.250 nouveaux profils.

«Le Premier ministre a rappelé que ce plan était une intention, que le gouvernement était opposé aux licenciements secs et que les syndicats devaient négocier», a indiqué à l’issue de la réunion Jean-Claude Philippon, président du SLFP National Proximus.

«Nous restons un peu dubitatifs après cette réunion. Le Premier ministre a toutefois rappelé son opposition aux licenciements secs et que le gouvernement s’engage à nous soutenir. Il nous demande aussi de nous engager vers un dialogue social», a déclaré Stéphane Daussaint, responsable général des secteurs Postes et Telecom à la CSC-Transcom.

Présent lors de la réunion, le ministre de l’Économie Kris Peeters estime qu’»il faut organiser le dialogue afin d’améliorer le plan». «Les syndicats doivent négocier et nous sommes là pour les aider. Il faut éviter les licenciements secs et améliorer le plan», a déclaré Kris Peeters.

Désengagement de l’État dans Proximus?

Les syndicats de Proximus ont appelé à la grève mardi contre le plan de transformation. Les syndicats et affiliés doivent se réunir devant le siège de Proximus à Bruxelles en tout début de matinée. «Nous espérons une grande mobilisation afin que la CEO (Dominique Leroy) comprenne que le personnel n’est pas prêt de baisser les bras», a souligné Stéphane Daussaint.

Le plaidoyer du ministre De Backer dimanche dans l’émission De Zevende Dag sur un désengagement de l’État dans Proximus au cours des prochaines années était un point de vue personnel et non du gouvernement, ont indiqué les syndicats à l’issue de la réunion lors de laquelle était présent le ministre. «Cela n’est pas à l’ordre du jour», ont précisé les syndicats.

La direction de l’entreprise publique a annoncé jeudi matin un plan de transformation sur trois ans prévoyant 1.900 suppressions d’emploi mais aussi 1.250 engagements. La CEO de Proximus, Dominique Leroy, a indiqué ne pas pouvoir exclure de licenciements secs mais que tout serait fait pour en réduire le nombre au maximum.