Migrants sur le campus de l’ULB: premières revendications des étudiants
Photo d’illustrationCrédits: Reporters
BRUXELLES

Migrants sur le campus de l’ULB: premières revendications des étudiants

L’occupation de la salle des marbres, dit le Grand Hall, de l’Université libre de Bruxelles (ULB) est tolérée sous conditions depuis deux semaines, à compter du 8 mai, par les autorités.

Les premières revendications ont été communiquées ce jeudi. Près d’une dizaine de migrants sont accueillis sur le campus depuis lundi.

Près d’une dizaine d’étudiants dorment sur place chaque nuit. Des discussions sont organisées en journée. Les conditions formulées par les autorités de l’ULB sont de ne plus trafiquer le mécanisme de fermeture de la porte d’entrée pour des raisons de sécurité, de ne plus dégrader les locaux et de laisser la salle d’étude accessible, ce qui est pleinement rencontré.

Des réfugiés ont été accueillis dans la salle des marbres. À la demande des étudiants, un local plus adapté a été mis à disposition depuis lundi, à savoir celui de l’Union des anciens Étudiants. L’ULB a fourni des douches et assure un nettoyage des lieux. Il y a un peu moins de 10 migrants chaque soir. Cette occupation restera autorisée jusqu’au 1er juin, dans l’attente de la réouverture du centre d’hébergement pour migrants à Haren. Sans passer par une occupation, un groupe d’étudiants avait obtenu, il y a un an et demi, un local pour accueillir des réfugiés.

Ce mouvement étudiant veut réveiller l’esprit contestataire de Mai 68, à l’occasion de ses 50 ans. Il veut «remettre en question l’ordre élitiste et managérial» de l’université.

Les autorités de l’université remarquent que leurs revendications ne leur ont pas été transmises et se disent ouvertes à les recevoir.

Les étudiants demandent tout d’abord ce jeudi une maison étudiante autogérée, qui offre un lieu de débat ouvert aux engagements politiques et aux initiatives culturelles. Les autorités soulignent qu’il y a déjà un foyer étudiant, qui remplit justement ces attentes, sur chaque campus.

Ils réclament également une offre alimentaire bio à bas prix. Un groupe de travail, composé de tous les corps de l’université, se penche actuellement sur une refonte de l’offre horeca.

Les personnes mobilisées souhaitent encore un accroissement du poids des étudiants comme des corps scientifiques dans les instances décisionnelles. À cela, les autorités répondent que la réforme de la gouvernance a abouti, après consultation des différentes parties durant près de 2 ans, à l’équilibre actuel et que le groupe constitué ne peut pas sur ce point se prévaloir d’une large représentativité.

Leur dernière revendication porte sur l’organisation d’un accueil durable d’au moins 50 réfugiés sur le campus. Les autorités expliquent que la réouverture prochaine du centre à Haren pourrait entièrement répondre aux besoins des migrants.

LES PLUS LUS
LES PLUS RECENTS