MESSANCY

PHOTOS et VIDEO | Le Dr Fagnart a mis 5 à 6 000 bébés au monde

Le gynécologue Gérard Fagnart, de Wolkrange (Messancy), arrête ses consultationsle 15 juin, à 11 h 45. Celui qui a failli devenir curé, revient sur quarante ans de travail dense.

Environ 15 000 femmes sont passées par la salle d’attente du cabinet du gynécologue de Wolkrange (Messancy), Gérard Fagnart. À moins d’avoir rendez-vous à 9 h du matin, il fallait souvent de la patience. Il faut dire que ce soit à la clinique ou à son cabinet, l’homme était connu pour être maniaque. Il aime la rigueur. «Peu importe le temps que ça prend!», dit-il.

Après avoir mis 5 000 à 6 000 enfants au monde, en 2013, le docteur Fagnart avait commencé à ralentir le rythme. Fini les accouchements, et les interventions hospitalières. Âgé de 64 ans à l’époque, il décide de ne plus suivre les femmes enceintes après leur cinquième mois de grossesse. Mais il poursuit, évidemment, les entretiens annuels !

Les cinq plus grandes avancées

1. L’échographie «Cela a révolutionné notre profession. Avant, on ne savait pas toujours si une femme était enceinte ou pas, et à quel stade. On ne connaissait pas la localisation du bébé, s’il était dans la trompe ou la matrice. »

2. Le laboratoire «Maintenant, il faut environ deux heures pour avoir des résultats et connaître, par exemple, le taux d’hormones précis d’une patiente. Avant, il fallait deux jours! Notamment dans le cas de la Procréation médicale assistée (PMA), cela permet d’adapter le traitement beaucoup plus vite.»

3. Péridurale «Avant, il fallait remplir beaucoup de conditions pour avoir accès à la péridurale. Grâce aux efforts des anesthésistes, notamment à Arlon, c’est beaucoup plus simple de bénéficier de la péridurale.»

4. La chirurgie cœlioscopique «Il s’agit de faire une ou plusieurs petites incisions pour enlever une matrice, des ovaires, des kystes ou réparer des trompes. Cela évite d’ouvrir en grand la patiente. C’est beaucoup moins lourd, on ne touche pas ou peu aux intestins, et cela occasionne moins de cicatrices. Évidemment, c’est un réel confort postopératoire.»

5. Contraception «Les stérilets à la progestérone ont changé la vie de beaucoup de personnes. Presque peu ou pas de règles, cinq années de tranquillité…»

À lire dans L’Avenir 18 mai, sur tablette, smartphone ou PC

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