Bruxelles: l’occupation de l’ex-polyclinique Sainte-Catherine par 80 sans-abri menacée
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BRUXELLES

Bruxelles: l’occupation de l’ex-polyclinique Sainte-Catherine par 80 sans-abri menacée

Les associations qui soutiennent les 80 sans-abri qui occupent l’ancienne polyclinique Sainte-Catherine, dans le centre de Bruxelles, tirent la sonnette d’alarme. Car les occupants risquent de se retrouver à la rue si aucune solution n’est dégagée.

Quelque 80 sans-abri occupent depuis le 11 mars dernier l’ancienne polyclinique Sainte-Catherine, située rue du Vieux Marché aux Grains, dans le centre de Bruxelles. Le propriétaire des lieux se montre prêt à signer une occupation précaire mais demande en contrepartie une garantie bancaire de 10.000 euros. Après avoir sollicité en vain le soutien financier de la Ville de Bruxelles et de la Région, les ASBL qui soutiennent l’occupation tirent ce jeudi la sonnette d’alarme car les occupants risquent de se retrouver à la rue si aucune solution n’est dégagée.

«Le propriétaire de l’ancienne polyclinique Sainte-Catherine, une société immobilière anversoise, s’est montré disposé à signer une convention d’occupation temporaire à condition que les charges du bâtiment soient payées, qu’une assurance incendie soit contractée et qu’une garantie bancaire de 10.000 euros soit constituée», indique Naël Daibes, travailleur social de l’ASBL Chez Nous – Bij Ons, qui encadre et gère l’occupation avec le soutien d’autres associations du secteur de l’accueil pour les sans-abri.

«À la demande du secteur associatif, la Région a débloqué 2 millions d’euros pour gérer l’hébergement des sans-abri aux centres de Haeren et Poincarré après la fin du plan hivernal. Nous avons en vain sollicité le soutien financier de la Ville de Bruxelles et de la Région et les occupants de l’ancienne polyclinique Sainte-Catherine risquent de se retrouver à la rue. Tout ce qui nous manque est un petit coup de pouce financier, raison pour laquelle nous réinterpellons aujourd’hui les autorités. À court terme, le modèle d’occupation précaire peut en effet répondre partiellement et à moindre coût à la question de l’hébergement de sans-abri», conclut-il.

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