Une fillette meurt dans l'ambulance après une course-poursuite
C’est Frédéric Bariseau qui a assuré la communication avec la presse dans ce dossier. En effet, c’est le parquet de Tournai qui est chargé des affaires de traite des êtres humains.Crédits: édA
MAISIERES

Une fillette meurt dans l'ambulance après une course-poursuite

Une petite fille de 2 ans est décédée ce jeudi matin à bord d’une ambulance, peu après une course-poursuite, à Mons.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police de la route (WPR) a repéré le comportement suspect d’une camionnette à hauteur de Namur. S’en est suivi une course-poursuite sur l’autoroute E42. Ce n’est que 70 kilomètres plus loin qu’elle prendra fin.

«C’est vers 2h45 que la police est parvenue à arrêter la camionnette à hauteur de Maisières», a confirmé Frédéric Bariseau, premier substitut du roi du parquet de Mons-Tournai. «Une trentaine de policier ont dû intervenir. La camionnette a tenté de forcer le barrage et foncé sur les policiers qui ont été obligés de tirer pour l’arrêter.»

C’est alors qu’une trentaine de personnes sont sorties du véhicule et que la police a constaté la présence d’une petite fille de deux ans (depuis le 14 avril). «Celle-ci n’était pas encore décédée au moment de l’intervention, mais perdra la vie très peu de temps après, dans l’ambulance. Sa maman se trouvait avec elle dans la camionnette. Pour le moment, on ignore les circonstances de son décès. Il n’y a aucun lien entre les tirs de la police et le décès de la fillette. Une autopsie sera pratiquée ce jeudi en fin de journée.»

Pour l’heure, toutes les personnes arrêtées (soit 26 adultes et 3 enfants sans compter la fillette déccédée) doivent être entendues par la police judiciaire. «Il semblerait que ce soient des Kurdes, mais il est essentiel de déterminer le rôle de chacun. Une instruction a été ouverte auprès de la juge d’instruction Mme Monfils pour entrave méchante à la circulation, homicide volontaire et traite des êtres humains.»

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