Péronnes-lez-Antoing

VIDEO : La grogne au chantier naval Plaquet où les travailleurs sont partis en grève

Quatre ans après la reprise des chantiers navals Plaquet, c’est la désillusion pour les 12 travailleurs de l’entreprise sous la coupe d’une PRJ., soit une procédure de redressement judiciaire. Ils craignent que cette dernière entre dans le cadre d'une volonté de faire disparaître purement et simplement cette dernière société au profit d'une autre - spécialisée dans l'immobilier - née récemment. Ce lundi, les travailleurs étaient en grève.

Lorsqu’en juillet 2014, le tribunal de commerce de Tournai avait accepté la reprise de la SPRL « Chantier naval Plaquet » par un industriel connu dans la région - Paul Bertrand, qui était alors président de la Chambre de Commerce et d’industrie de Wallonie - l’avenir de la société semblait assurer. D’autant que certaines promesses formulées à l’époque se voulaient prometteuses. Elles concernaient notamment la possibilité d’envisager de nouvelles constructions, des investissements dans des machines et du matériel, un réaménagement de la cale pour augmenter les rentrées de bateaux et l’installation de toilettes et de douches dignes de ce nom pour le personnel.

Aujourd’hui, le personnel constate que toutes ces promesses n’ont pas été tenues. Pire encore, depuis, la société a été scindée en deux, avec une immobilière auprès de laquelle le chantier naval loue désormais ses installations.

De plus, le chantier naval est, depuis le mois de février dernier, sous la coupe d'une procédure de redressement judiciaire. Une information qui était passée inapçue jusqu'à ce jour...

Les ouvriers se sentent floués, comme ils le disent dans notre vidéo.

++ D'autres infos dans notre édition de l'Avenir/Le Courrier de l'Escaut de ce mardi 10 avril 2018 ++

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