Hérinnes-lez-Pecq

VIDEO | L'écluse d'Hérinnes-lez-Pecq modernisée dans le cadre du projet Seine-Escaut Est

Les travaux de modernisation ont débuté sur le site de l’écluse et du barrage d’Hérinnes (Pecq). À terme, il ressemblera à celui de Kain (Tournai). Ce méga chantier qui durera trois ans s'inscrit dans le cadre du projet Seine-Escaut Est.

Situés à un jet de pierre de l’ancienne piscine d’Espierres-Helchin dont le bâtiment principal a été récemment restauré par la commune, l’écluse et le barrage d’Hérinnes commençaient à être atteints par la limite d’âge. C’est que, depuis leur construction en 1922, ils en ont vu passer des péniches sur l’Escaut, naviguant ou venant de « de Schelde ».
De plus, pour en voir défiler dans un avenir plus ou moins proche de plus grosses encore - entendre les gros gabarits de 4 500 tonnes - des travaux d’envergure s’avèrent indispensables. Ceux qui ont d’ores et déjà commencé - par l’abattage des arbres - sur le site au début mars s’inscrivent dans le projet européen Seine-Escaut dont l’objectif - est-il besoin de le rappeler ?- consiste à favoriser le transport fluvial en Europe grâce à une liaison à grand gabarit des bassins de la Seine et de l’Escaut, et plus au Nord, de la Meuse et du Rhin. Le chantier ici prévu pour une durée de 36 mois donnera au site hérinnois une configuration très semblable à celle que l’on peut déjà observer au niveau de l’écluse et du barrage de Kain. Très concrètement, les travaux consistent à remplacer le barrage actuel par le creusement en site propre, sur la rive gauche, d’un nouveau chenal doté de deux pertuis et de vannes clapets hydrauliques de 12 m de largeur, ce qui portera la largeur totale à 24 m contre 18 actuellement. Le barrage existant sera alors ensuite détruit et une centrale hydroélectrique - constituée notamment de trois vis d’Archimède - sera réalisée sur le site.

Celle-ci permettra d’alimenter les diverses installations sur le site ainsi que le terminal de Pecq en cours de construction dans cette localité. Rappelons que ce dernier projet est d’un coût global de 12 millions supporté à raison de 50 % par la Région et pour le reste par les quatre sociétés - Cosucra, Lebrun, Vandeputte et Dufour -qui géreront cette plateforme dédiée principalement aux produits agroalimentaires (dont principalement des céréales). En plus de cette centrale, tout comme à Kain, des échelles à poissons sont également prévues sur le site. C’est là une exigence européenne pour ce type de chantier qui entend également défendre des valeurs environnementales tant au niveau des divers installations mises en œuvre que dans le choix des entreprises qui travailleront sur le site.

(Faites défiler les photos tirées lors de la présentation de ces travaux: )

À ce propos, on citera parmi ces dernières, le groupe Artes (Zeebruges) à qui l’on doit notamment le pont de la Croisette, à Dinant, les barrages de Papignies et de Deux-Acren, les murs des quais du terminal de Pecq ; mais aussi Engie-Fabricom (Braine l’Alleud), pour divers équipements électriques et électromécaniques. 

++ D'autres infos et chiffres dans l'édition de l'Avenir/Le Courrier de l'Escaut de ce samedi 24 mars 2018 ++

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