Retrait de Zalando: «irrespectueux», estime le bourgmestre de Dour
Dour

Retrait de Zalando: «irrespectueux», estime le bourgmestre de Dour

Pour Vincent Loiseau, bourgmestre faisant fonction de Dour, la décision de Zalando de ne pas s'installer dans sa commune est "irrespectueuse" et "incohérente". Le géant allemand de l'e-commerce a finalement opté pour les Pays-Bas.

C'est une pilule difficile à avaler pour les autorités communales à Dour, qui pensaient pouvoir accueillir un poids lourd de l'e-commerce. Mais voilà, après deux ans de négociations, le journal L'Echo révélait que le géant allemand Zalando préférait les Pays-Bas à la Wallonie pour installer un nouveau centre de distribution, destiné à couvrir la Belgique et la France. 

Les arguments avancés sont le coût de la main d'œuvre, une législation sur le travail de nuit trop contraignante et des inquiétudes sur le climat social. L'implantation de Zalando à Dour aurait permis la création de quelque 1.500 emplois directs dans cette région du Hainaut.

"C'est triste d'en arriver là", réagit Vincent Loiseau, bourgmestre faisant fonction de Dour. "Je trouve irrespectueux de la part de cet investisseur d'avancer seulement maintenant l'argument du coût du travail alors que l'intercommunale IDEA, la commune et le développeur à qui l'investisseur avait confié le dossier ont communiqué très vite les conditions de notre marché du travail. L'argument du prix de ce marché aurait pu être sorti il y a près de deux ans."

Développement durable? Mon oeil

Le choix est aussi incohérent aux yeux du bourgmestre de Dour. "Cette société avance des arguments de développement durable alors qu'elle va installer aux Pays-Bas son nouveau centre logistique qui a pour objectif d'approvisionner plus vite les marchés belge et français. Je ne comprends donc pas son choix qui implique des transports plus longs."

A Dour, les démarches administratives avaient déjà été lancées et des budgets engagés, où le zoning devait accueillir la nouvelle plateforme. "Un parking de 1.800 places était envisagé, ce qui impliquait de nouvelles voiries. Des démarches avaient ainsi lancées au niveau administratif et budgétaire", a encore indiqué Vincent Loiseau, qui veut néanmoins rester positif.

"Les délais imposés par l'investisseur avaient été très courts et je veux souligner que tous les intervenants, notamment la Région, la commune et l'intercommunale, ont fait face. Ce dossier ne veut donc pas dire que nous sommes devant une fatalité. Il a au moins montré que nos forces vives savent se mobiliser très vite dans ce genre de contexte."

Du côté de l'intercommunale IDEA, qui menait les négociations avec les investisseurs potentiels aux côtés de l'Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers (Awex), on précise que le dossier fait l'objet d'un accord de confidentialité strict qui demeurera encore en vigueur trois ans.

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