Les trois premiers noms du Verdur 2018 sont connus: Arno en tête d’affiche
Arno, avec Tjens Matic, BRNS et Senamo (La Smala) seront rejoints par une douzaine d’autres artistes et groupes à l’affiche du Verdur 2018.Crédits: Eda – Florent Marot
Namur

Les trois premiers noms du Verdur 2018 sont connus: Arno en tête d’affiche

Tjens Matic, le projet d’Arno, BRNS et Senamo (La Smala)… Les trois premiers noms du Verdur 2018 sont connus. À voir sur scène, le 30 juin et c’est gratuit.

À quoi ressemblera la nouvelle mouture du Verdur, dont la renaissance est prévue le 30 juin prochain? La date est d’ores déjà inscrite dans l’agenda des amateurs de bon son namurois. L’effet d’annonce maintenant passé, c’est la programmation qui doit convaincre.

Et la tête d’affiche devrait à coup sûr réjouir les fans de la première heure: c’est Arno qui sera la pièce maîtresse du Verdur 2018. «Il s’y est déjà produit à quatre reprises dans le passé, confie Michel Degueldre, de l’ASBL organisatrice baptisée Le Rêve dure. C’est un nouveau point de repère.»

Ça tombe bien, l’artiste ostendais, qui fêtera ses 69 ans en mai prochain, a pour l’instant l’œil rivé dans le rétro. Son récent projet, Tjens Matic, revisite le répertoire de ses deux premiers groupes: Tjens Couter, fondé en 1970 et le mythique TC Matic. «Je suis frustré par le rock aujourd’hui. C’est trop sage, fait savoir le chanteur. Comme je suis aussi dans la nostalgie, je veux faire du rock comme avant les années Coca Zéro et tout le bazar.»

L’autre connexion avec l’ancien Verdur, c’est la présence sur l’affiche de BRNS. Le combo indie dont la popularité ne cesse de croître sur les scènes belges et internationales avait donné un coup d’accélérateur à sa carrière en remportant, en 2011, le concours tremplin de l’événement. Une compétition dont l’organisation est aujourd’hui dévolue au Saint-Louis Festival.

Un volet plus urbain et toujours le Belvédère

Si l’envie de retrouver l’atmosphère des prestigieuses éditions des nineties est omniprésente, les organisateurs n’ont pas la volonté de reproduire la partition d’antan, à la note près. Voilà pourquoi, dans l’intitulé du festival, ils ont volontairement écarté le terme «rock». Objectif: drainer un public plus jeune vers la citadelle en s’ouvrant aux musiques urbaines. Parmi la première rafale de noms annoncés, celui de Senamo, membre du groupe de rap bruxellois La Smala, devrait ainsi permettre à la jeunesse de se réapproprier l’événement. D’autant que, quand Senamo se la joue solo, ses potes du collectif ne sont jamais bien loin.

D’ici quelques semaines, une douzaine d’autres noms viendront rejoindre les premiers artistes annoncés. L’affiche se déclinera sur deux sites: le Théâtre de verdure et le Belvédère. Comme avant quoi…

 

«Un Théâtre bourré massacre!»

La nouvelle équipe ne cache pas ses ambitions: faire à nouveau du Verdur un rendez-vous incontournable et pérenne du début de l’été

«Pour ça, il faut que le Théâtre de verdure soit bourré massacre pour la première édition. C’est l’objectif», explique Michel Degueldre. Cela s’annonce plutôt bien, si l’on se réfère aux mille «likes» glanés en seulement 48 heures après le lancement de la page Facebook. La renaissance n’est donc pas un one-shot. En témoigne le nom de l’ASBL sous lequel se sont réunis les organisateurs bénévoles. Il parle de lui-même: «Le Rêve dure». «On sait qu’il y aura un Verdur l’an prochain», assure Michel Degueldre. Le planning patrimonial ne viendra en effet pas perturber cette résurrection. Pas tout de suite en tout cas. Le début des travaux de rénovation du Théâtre «n’aura pas lieu avant 2020», estime l’échevin de la citadelle, Arnaud Gavroy. Le temps de la procédure qui précédera les premiers coups de pelle sera long. Ensuite, dit l’élu, «on ne pourra pas faire d’omelette sans casser d’œufs». Comprenez que l’occupation des lieux s’en trouvera perturbée. Par contre, à terme, le théâtre rénové devrait retrouver les fonctions culturelles qui lui ont été allouées auparavant. Pas de souci pour le Verdur donc.

 

Premier «crowdfunding» encadré par le BEP

La question qui se pose dès lors est la suivante: comment maintenir l’activité financièrement à flots en proposant à la fois une entrée libre et une affiche de qualité, riche d’une quinzaine de noms? Bon nombre d’organisateurs se sont cassé les dents sur cette équation à plusieurs inconnues. L’équipe actuelle avait expliqué, lors de la relance de l’événement, vouloir démarcher les sponsors et faire appel à toutes les potentielles sources de financement. Dernièrement, la Ville de Namur a ainsi acté l’octroi d’un subside de 5 000€ à l’ASBL Le Rêve dure. Un autre soutien, et non des moindres, sera celui du BEP. Le Bureau économique de la Province n’injectera pas directement ses deniers dans le festival mais il chapeautera une plateforme de financement participatif. Le Verdur sera le premier événement à bénéficier du mécanisme de crowdfunding lancé par l’organisme public. Celui-ci était dans les cartons depuis bientôt deux ans. Il devrait démarrer dans le courant du mois d’avril et courir jusqu’à mai. Et qui sait, peut-être contribuerez-vous à payer une partie du cachet de la vedette Arno?

 

Infos: www.facebook.com/verdur2018

 

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