Il attaque sa victime au hachoir: 10 ans de prison
Cinq hommes, dont deux ex-employés du SPF Justice, ont comparu devant le tribunal correctionnel pour répondre de plusieurs préventions: détournement, recel et vente d’armes sans autorisation.Crédits: BELGA
Mons

Il attaque sa victime au hachoir: 10 ans de prison

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné ce mardi un trentenaire à 10 ans de prison pour une tentative de meurtre commise dans le quartier de la gare de Mons le 25 juin 2016. Le prévenu, qui dispose de plusieurs alias, n'était pas présent à son procès.

Le 25 juin 2016 à 19h45, un homme qui fumait une cigarette en rue a été accosté par le prévenu dans le quartier de la gare de Mons. Le prévenu lui a reproché de fumer alors que cela lui était interdit durant la période de ramadan et a sorti un hachoir pour lui porter un coup au niveau de la joue gauche.

La victime a tenté de fuir mais le prévenu l'aurait poursuivie avant qu'un passant ne crie "police", provoquant sa fuite. L'examen médical de la victime stipule la présence d'une cicatrice horizontale s'étendant depuis l'oreille jusqu'au niveau de la joue gauche et mesurant sept centimètres de long.

La victime, partie civile durant le procès, a formellement reconnu le prévenu sur une photo. Selon le tribunal, ses déclarations sont corroborées par l'exploitation d'une vidéo mise en ligne anonymement sur internet dans laquelle on voit clairement le prévenu se diriger vers la victime muni d'un hachoir et revenir à nouveau vers elle ensuite.

Le condamné dans la nature

Le tribunal a estimé que l'intention homicide était établie et résulte de l'utilisation d'une arme potentiellement létale et de la localisation du coup donné à la victime, qui aurait pu entraîner le décès. D'autant plus que la plaie est profonde, ce qui démontre la force avec laquelle le coup a été porté.

Pour estimer la peine à infliger, le tribunal a tenu compte de l'extrême gravité des faits, du caractère dangereux de tels comportements, du mépris que les faits supposent, des conséquences physiques et psychologiques sur la victime et de l'état de récidive légale du prévenu. Ce dernier était en période probatoire à la suite d'une condamnation à 30 mois de prison en 2012 pour détention illégale de stupéfiants.

Le tribunal a ordonné l'arrestation immédiate du prévenu, qui faisait défaut à son procès.

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