Le bilan des expatriés luxembourgeois : Meunier a gagné son Paris, haut là main
Thomas Meunier s’est offert un doublé contre Dijon.Crédits: AFP
Football

Le bilan des expatriés luxembourgeois : Meunier a gagné son Paris, haut là main

Découvrez le bilan de l'année des principaux joueurs issus de la province de Luxembourg qui évoluent à l'étranger ou en D1A et D1B..

Grande distinction

THOMAS MEUNIER (PSG) Alors que certains ne lui prédisaient qu’un rôle mineur voire un plantage de première classe au PSG, il a fini par renvoyer Serge Aurier à ses chères études et à ses délires sur Periscope. Cette saison, malgré un temps de jeu plus réduit dès lors que Dani Alves a débarqué avec un statut de privilégié, il profite de chaque apparition, et surtout de ses sélections avec les Diables (où il compte désormais 21 caps), pour démontrer qu’il mérite mieux qu’un rôle de doublure. Au point d’afficher des stats offensives (3 buts en championnat, 4 autres avec la sélection depuis la fin août) que peu d’arrières latéraux, en Europe, peuvent lui contester. En 2017, Meunier n’a véritablement raté qu’une seule de ses prestations, le soir de la désormais célèbre remontada au Camp Nou. Mais à l’aller, il avait réussi avec brio le test grandeur nature que lui avait proposé la MSN du Barça. Autre point d’orgue, son match contre Gibraltar, au cours duquel il a été impliqué dans sept des neuf réalisations belges.

Distinction

TIM CASTAGNE (Genk, Atalanta)  Après une année 2016 plus compliquée, conséquence d’une opération aux yeux et d’une déchirure d’un quadriceps, le Châtillonais est parfaitement revenu dans le parcours, livrant, au poste d’arrière droit, plusieurs très bons matches au sein d’une équipe de Genk séduisante, qui s’est hissée jusqu’en quart de finale de l’Europa League.Cela lui a valu un transfert (à 6 millions) dans le Calcio, à l’Atalanta plus précisément. Où l’ancien joueur de l’Excelsior Virton n’a pas manqué ses débuts. Titulaire à dix reprises, toutes compétitions confondues, au sein d’une équipe qui a terminé en tête de son groupe en Europa League et occupe la 7e place en Serie A, il donne pleinement satisfaction. Au point que Martinez, le sélectionneur national, a avoué qu’il gardait un œil sur lui. Castagne faisait notamment partie du onze qui est allé récemment infliger une véritable punition à l’Everton de Wayne Rooney et Kevin Mirallas.

GUILLAUME FRANÇOIS (Beerschot)  Quand, blessé et en fin de contrat à Charleroi, le Champlonnais a décidé de se relancer au Beerschot, en D1 amateurs, en juin 2016, beaucoup ont pensé qu’à 26 ans, sa carrière parmi l’élite était déjà derrière lui.Un an et demi plus tard pourtant, il n’en est plus si loin. Une finale en fait, celle du championnat de D1 B, pour laquelle le Beerschot a déjà assuré sa participation. Avec son latéral droit en guise de valeur sûre. Le compagnon de la charmante Aisling D’Hooghe, gardienne de l’équipe nationale de hockey, a déjà inscrit quatre buts cette saison. Un total qu’il avait aussi atteint lors du précédent exercice.

AURÉLIEN JOACHIM (Lierse) S’il fallait attribuer un prix de la malchance, il irait peut-être au natif de Mortinsart (Etalle). Champion de D2 en 2015-16 avvec le White Star, il n’a pu se hisser parmi l’élite dès lors que le club bruxellois n’a pu obtenir la licence ad hoc. Premier du classement final avec le Lierse la saison suivante, il a de nouveau manqué la montée à cause d’un règlement qui désignait pour la finale décisive le premier de chacune des deux phases du championnat. Célébré pour sa 70e sélection (et son 12e but) avec le Grand-Duché en novembre (face à la Hongrie), il a dû, un peu plus tôt, se contenter de suivre du banc l’exploit des Roud Léiwen face à la France (0-0). En raison d’une blessure. À 31 ans, moins prolifique cette année certes, mais toujours aussi présent en front d’attaque, il reste en course, avec les Jaune et Noir, pour une montée en D1. En espérant faire taire la célèbre expression «Jamais deux sans trois».

Mention passable

RENAUD EMOND (Standard) Trois ans et demi qu’il est au Standard, trois ans et demi qu’il doit se contenter de la portion congrue. Son bilan global en championnat fait état de 13 titularisations et 5 buts, alors qu’il en avait inscrit 14 lors de sa dernière saison avec Waasland. Son histoire liégeoise s’assimile à un éternel recommencement : jamais, il ne s’est découragé, mais jamais il n’a pu s’exprimer dans la durée. Cette fois encore, il vient de refaire surface en profitant à la fois de la blessure de Cop et du rendement famélique de Carlinhos. Sa Pinto, qui ne semblait pas lui faire confiance, vient de lui offrir deux titularisations de rang, avec un but à la clé, en Coupe de Belgique. Suffisant pour affirmer qu’il est peut-être enfin lancé et que son avenir est toujours à Sclessin ? Réponse après la trêve.

MATHIEU CORNET (Roulers) Depuis qu’il a quitté Virton au terme de la campagne 2014-15, le Famennois n’a pas encore véritablement conquis ses galons de titulaire. Guère plus utilisé à l’Antwerp qu’à Ostende, il bénéficie tout de même d’un temps de jeu accru depuis qu’il a rejoint Roulers, club avec lequel il a pris part à la finale de D1 B en avril dernier. Auteur de 8 buts la saison passée, play-off 2 compris, il en compte quatre à mi-parcours de la campagne actuelle. Et le changement d’entraîneur (Van Wijk a pris la place de Mercier fin septembre) semble lui avoir été bénéfique puisqu’il a davantage joué ces derniers temps. Mais sur le plan collectif, c’est plus compliqué puisque les Roulariens occupent pour l’heure la dernière place de la phase 2.

À revoir

JÉROME DÉOM (Standard) Lancé (un peu prématurément ?) dans le grand bain de la D1 à l’occasion d’un match de PO2 en 2016, le jeune Chestrolais (18 ans et demi) a dû patienter un an, et ces mêmes PO 2, pour refaire parler de lui et montrer quelques bribes de son talent : 8 apparitions dont 5 comme titulaire pour un total de 473 minutes. Mais depuis l’intronisation de Sa Pinto à Sclessin, il doit se contenter des rencontres des espoirs et a eu quelque peine à digérer ce petit recul dans la hiérarchie. Son second tour devrait servir à déterminer un peu plus son avenir. Qui passera peut-être par un éventuel prêt.

Mayron DE ALMEIDA (Tours) L’ancien Virtonais vient de signer à Niederkorn, leader de BGL league, après avoir tenté durant un an et demi de se faire une place au soleil tourangeau. Sans succès puisqu’il n’a jamais pu enfiler la vareuse de titulaire au sein d’une équipe désormais à la dérive en Ligue 2. Et ce malgré quelques prestations convaincantes avec l’équipe B, en CFA 2. À 22 ans, l’attaquant gaumais a sans doute bien fait de s’en aller car il doit désormais songer, en priorité, à emmagasiner du temps de jeu.

DAVID HENEN (Everton) Standard, Anderlecht, Monaco, Olympiakos, Fleetwood Town, Everton : suivi de près par les plus grands cercles européens, considéré comme l’un des grands espoirs du football belge il y a quatre ans, le Florenvillois tarde à éclore. De prêts en transferts éclairs, il n’a pas encore trouvé la stabilité nécessaire pour lui permettre de placer enfin un pied parmi l’élite. Même s’il est régulièrement aligné avec les U23 d’Everton et s’il y signe de bonnes prestations, il n’a pas encore été repris avec l’équipe fanion des Blues. Pas même au cours de son dernier match d’Europa League, à Limassol, pour lequel l’entraîneur Sam Allardyce avait pourtant fait appel à près d’une dizaine de jeunes. Devra-t-il à nouveau s’exiler, et peut-être viser un club plus modeste, pour enfin percer ? À 21 ans et demi, il ne doit en tout cas plus trop traîner en chemin.

Prix du mérite

ANTHONY MORIS (Malines) On en connaît qui, pour le même prix, auraient déjà jeté définitivement l’éponge. Mais trois blessures au genou, et non des moindres (une fois le ménisque, deux fois les croisés), n’ont pas eu raison de la motivation d’Anthony Moris. Le gardien habaysien, dont la dernière mésaventure remonte à mars dernier, face à la France, est même revenu un peu plus vite que prévu et a repris place sur le banc malinois en septembre. Même s’il doit se contenter d’un rôle dans l’ombre de Coosemans, rien que le fait d’avoir retrouvé toutes ses sensations constitue déjà une victoire en soi. Et l’ancien gardien du Standard a pu montrer en novembre face à la Hongrie, à l’occasion de sa 8e apparition en équipe nationale grand-ducale, qu’on pouvait toujours compter sur lui.

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