Le réseau officiel s’oppose au report du cours de philosophie et de citoyenneté
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ENSEIGNEMENT

Le réseau officiel s’oppose au report du cours de philosophie et de citoyenneté

Le cours d’éducation la philosophie et la citoyenneté doit théoriquement être étendu à tout l’enseignement secondaire officiel dès ce mois de septembre, mais un collectif demande un délai d’un an au vu des difficultés rencontrées sur le terrain.

Les syndicats, les pouvoirs organisateurs de l’enseignement communal et la fédération des associations de parents de l’enseignement officiel (Fapeo) ont exprimé mardi leur ferme opposition à tout report d’un an de l’introduction du cours de philosophie et citoyenneté dans le secondaire officiel, comme le réclame un collectif de professeurs de morale et religion.

«Il serait irresponsable de faire marche arrière», estiment en chœur la CGSP-Enseignement, le SLFP, le CPEONS, le CECP et la Fapeo dans un communiqué commun.

«Reporter cette réforme d’un an n’améliorera pas la situation ni pour les enfants, ni pour les enseignants, ni pour les écoles», selon eux.

Le cours de philosophie et citoyenneté remplacera une des deux heures de morale ou religion assurées jusqu’ici dans les écoles. Les élèves qui le souhaitent peuvent même demander à être dispensés de leur heure résiduelle de morale ou religion au profit d’une seconde heure de CPC.

Vu les difficultés rencontrées sur le terrain, un collectif disant représenter plus de 500 profs de morale et religion -le Corme – demande néanmoins que l’élargissement au secondaire soit reporté d’un an.

Appliqué depuis septembre dernier dans tout le primaire officiel, le cours d’éducation la philosophie et la citoyenneté doit théoriquement être étendu à tout l’enseignement secondaire officiel dès ce mois de septembre.

La semaine dernière, la ministre de l’Éducation, Marie-Martine Schyns, a indiqué que cette décision reviendrait au Parlement, appelé à voter les derniers décrets sur ce sujet avant la trêve estivale.

Selon les syndicats, les pouvoirs organisateurs et la Fapeo, accepter ce délai d’un provoquerait un «chaos» dans les écoles. Ils font notamment valoir que le décret sut la table vise aussi à soulager les problèmes rencontrés dans le primaire. De plus, les parents ont déjà dû dire s’ils souhaitaient que leur enfant ait une ou deux heures de CPC.

«Si la réforme était suspendue, il faudrait distribuer de nouveaux formulaires à la rentrée et bloquer toutes les grilles horaires déjà fixées», s’inquiètent les signataires.

A leurs yeux, la réforme est bel et bien prête à être mise œuvre dès septembre, les programmes ayant été élaborés. Ils redoutent qu’un report d’un an ne mène qu’à l’enlisement du projet, attendu de longue date.

«Dans un an, on sera à la veille des élections communales. Aucun décret n’envisageant une réforme d’ampleur ne risque de passer», font-ils ainsi valoir.

Le projet de décret doit être examiné mardi matin en commission du Parlement avant un vote en plénière attendu d’ici quinze jours.