Le patron des radios de la RTBF se défend de tout «sexisme»
Francis Goffin nie tout sexisme.Crédits: Belga
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Le patron des radios de la RTBF se défend de tout «sexisme»

Accusé de sexisme après une récente interview accordée à «Moustique», Francis Goffin, le patron des radios de la RTBF, se défend: «Le sexisme ne fait absolument pas partie de mes valeurs».

«En radio, les voix de femmes, objectivement, pour des raisons de texture, c’est plus difficile que pour des timbres masculins. La majorité des radios généralistes sont masculines. On n’a pas de quotas. Néanmoins, on regarde la qualité des gens. On s’est rendu compte que les grands journaux de 8H, 13H et 18H sont présentés par des voix féminines. Ça apporte de la fraîcheur.»

Interrogé sur la présence de plus en plus massive de femmes dans la nouvelle grille de La Première, le patron des radios de la RTBF a choqué la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne publique, mais aussi des particuliers. À tel point que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a été saisi de plusieurs plaintes.

Bien qu’il ne soit pas en mesure de donner suite à ces plaintes «puisqu’elles concernent des propos tenus dans la presse écrite et non dans un média audiovisuel», le CSA « a cependant estimé opportun de transférer ces plaintes à l’administrateur général de la RTBF pour l’en informer».

«Le CSA est également en dialogue avec l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, auquel il est lié par un protocole de collaboration en vue de ces plaintes», poursuit le communiqué officiel du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

«Une transcription approximative»

Si, pour l’instant, rien n’indique que des suites seront données à ces propos, Francis Goffin s’est déjà défendu de tout sexisme auprès de la SDJ de la RTBF.

«Le sexisme ne fait absolument pas partie de mes valeurs», assure tout d’abord le patron des radios de la RTBF dans un communiqué envoyé à la SDJ avant d’évoquer «une retranscription approximative» de ses propos.

«Elle (la journaliste, NDLR) reconnaît que l’intention de mon propos sur la fraîcheur visait en fait plutôt l’arrivée de jeunes nouvelles voix dans la grille [...] Je regrette cette polémique d’autant plus que confier des responsabilités à des femmes, travailler avec des collègues féminines et les respecter font totalement partie de ma conception de notre société. Ceux et celles qui me connaissent et travaillent avec moi peuvent largement en attester», ajoute-t-il en conclusion avant de présenter ses excuses «auprès de celles et ceux que cette transcription a pu choquer».