« Une grande balade entre amis »
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« Une grande balade entre amis »

Le RAVeL du Bout du monde a quitté la terre rouge du Cameroun. Retour sur un périple d’une semaine avec Adrien Joveneau.

La treizième édition du RAVeL du Bout du monde au Cameroun s’est terminée jeudi matin à l’aéroport de Zaventem. Initiateur du projet, l’animateur de VivaCité Adrien Joveneau dresse un premier bilan de ce périple en Afrique centrale, marqué par la beauté des paysages, l’accueil des populations et une météo parfois capricieuse…

Quel bilan tirez-vous de cette treizième édition au Cameroun?

Très positif, même si cette journée (NDLR: l’interview a été réalisée mardi dernier) est un peu plus chaotique au niveau de la météo. On ne nous a pas menti sur la beauté des paysages. En huit jours, on aura parcouru 2 300 km – avec beaucoup de train, du vélo, un petit peu de pirogue… – et on aura vu des choses incroyables entre le volcan, la savane, la forêt équatoriale, le lamido et la fantasia (NDLR: spectacle équestre) à Ngaoundéré…

Est-ce que cela n’a pas été un peu trop de visites et de trajets par rapport au temps accordé au vélo?

On a gagné du temps en voyageant en train la nuit. Maintenant, on aurait peut-être dû ajouter un ou deux jours de plus, avec le même programme. On a parfois puisé dans nos réserves, mais je crois que personne ne va le regretter.

Certains participants nous ont dit regretter ne pas vous voir plus souvent avec eux…

Je n’ai pas eu cet écho-là. Mais si vous l’avez entendu, je l’accepte. Je préférerais aussi rouler plus avec eux, mais je suis tenu par une série d’obligations pour des reportages ou des émissions.

Il y avait aussi un projet humanitaire qui était lié, avec l’apport de matériel…

Oui, nous avons encore un container qui est en transit, avec notamment du matériel amené par Michelle Dives pour son projet Handiplus à Douala. D’ici la fin de l’année, je referai un saut de puce avec Francis Hubin (NDLR: le coordinateur du Beau Vélo) pour m’assurer que tout est bien arrivé. Sinon, ballons et vareuses ont été distribués.

Le voyage a été fortement encadré par la gendarmerie et l’armée. Une première?

Oui, c’est du jamais vu. Mais par rapport à toutes les incertitudes et les angoisses qu’il y a eues avant le départ de la part de certaines familles ou de certains collègues (NDLR: risque d’enlèvements, Ebola…), il le fallait. Les Camerounais ont sorti le grand jeu et j’ai pu me concentrer sur mes reportages et mes émissions.

Ce RAVeL du Bout du monde, ce n’est pas un raid, ce n’est pas un rallye. C’est quoi?

Une petite balade entre amis. Une grande balade ici! (sourire) C’est vraiment ça. On mange bien on rigole bien, on fait un peu de sport, on découvre, on est curieux… Les candidats sont plus des épicuriens que des stoïciens selon moi. Ce qui fait le charme du RAVeL, c’est parfois un bus brinquebalant sous la pluie. Cela fait partie du voyage. Je le prends comme compliment quand on me dit que le Beau Vélo est une grande kermesse, avec un côté breughelien parfois. On n’est pas dans le bling-bling.

On parle du Mexique comme destination pour l’an prochain…

Oui, c’est là-dessus que l’on travaille. On travaille depuis longtemps en partenariat avec la société Café liégeois qui a d’importants projets de production de café équitable dans le Chiapas (sud du Mexique). On est également en contact avec un agriculteur wallon qui a des plantations là-bas. Mais le casting est déjà ouvert.