Scènes de vie au palais de justice: le meilleur du pire de nos tribunaux
JUDICIAIRE

Scènes de vie au palais de justice: le meilleur du pire de nos tribunaux

Des vins bon marché vendus comme grands crus à des personnes âgées, un lapsus qui a a failli lui coûter cher, le voleur accro aux restaurants… Voici ce qui s’est passé dans nos tribunaux ces 10 derniers jours.

 

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de jauger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

Mais il faut bien reconnaître que parfois, il est difficile de détecter la sincérité de la mauvaise foi. En effet certains usent de fourberie quand ils font face au tribunal. Toutes les excuses sont bonnes.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux. Découvrez notre sélection du meilleur du pire de vos tribunaux.

 

Elle se servait dans la caisse pendant la pause de midi

La jeune fille qui s’est présentée devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau, n’a pas trop le sens des responsabilités. Engagée en janvier 2016 comme caissière au Carrefour de Saint-Hubert, la jeune demoiselle âgée de 20 ans au moment des faits, a trouvé un stratagème pour se servir dans la caisse. 

Une escroquerie bien mise au point, puisqu’elle attendait le moment où les gérants prenaient leur pause de midi. Le laps de temps idéal pour sortir de faux tickets de remboursement de vidanges dont elle récupérait ensuite le montant "ni vu ni connu" et sans trou dans la caisse évidemment. La plan aurait pu être parfait si la demoiselle n'avait pas été arrêtée avec 610€ dans son portefeuille et que les caméras de surveillance n'avaient pas fourni les preuves irréfutables de son manège. Au total,elle aura tout de même détourné 14 221,50€.

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L'escroc est un fin gourmet

Il n’y a aucune incompatibilité à être voleur et aimer bien manger. Le modus operandi de Michaël Montulet est bien au point. Entre avril et août 2017, il est entré dans une quinzaine de restaurants, a commandé, bien mangé (certaines notes dépassent les 100€), s’est emparé du couteau «normal» ou «à steak», dont il venait de se servir, menacé le serveur, et est sorti du restaurant avant de s’enfuir.

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Il n'aurait pas dû se garer sur cette place de parking...

Le 12 décembre 2017, le prévenu avait commis un premier vol dans une voiture en y dérobant les clés d’un autre véhicule. Le lendemain, sous l’influence de l’alcool, il avait volé la voiture correspondant à ces clés qui se trouvaient dans les installations du club de football du FC Seraing. Alors qu’il circulait avec la voiture volée, le prévenu en avait perdu le contrôle. Son véhicule avait roulé sur un trottoir à Seraing et percuté un homme qui avait échappé de peu à la mort mais qui avait conservé de graves séquelles. Le prévenu avait encore percuté une voiture avant de prendre la fuite.

Blessé, il s’était rendu aux urgences de l’hôpital et s’était parqué sur l’emplacement réservé à la police. En quittant les lieux, constatant que son véhicule était bloqué par un véhicule de police, il avait interpellé les agents en tentant de les convaincre de déplacer leur véhicule. Ce comportement avait entraîné son arrestation.

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Une raclée pour un lapsus dans l'intimité

Un délinquant multirécidiviste a été déféré samedi au parquet de Liège, cette fois pour avoir roué de coups sa compagne. Il a été appréhendé samedi au domicile conjugal après avoir très violemment frappé sa compagne.

Durant l’acte sexuel, celle-ci avait prononcé un autre prénom que le sien, précise-t-on au parquet de Liège. 

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Trop sanguin derrière son volant

Sur la route, ce Froidchapellois ne peut, semble-t-il, s’empêcher d’agresser les autres conducteurs.

L’intéressé a déjà écopé d’une peine, confirmée en appel, de 20 mois de prison pour entrave méchante à la circulation. Agacé par la conduite de plusieurs pères de famille qui emmènent tranquillement leurs enfants au foot, l'homme décide de les attendre plus loin pour les caillasser. Une expérience traumatisante pour les enfants. 

Mais l'homme remet le couvert le 11 juin dernier et est de nouveau poursuivi pour entrave méchante à la circulation. Ce jour-là, ce sont les appels de phare d'un policier en civil après un dépassement jugé dangereux, qu'il n'apprécie pas. Il ralentit, lui fait un doigt d’honneur par la fenêtre et tente de bloquer son véhicule. Il ira même jusqu'à le prendre en chasse et l'insulter. 

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Ils vendaient de la piquette comme du grand cru

Le parquet a requis vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège des peines allant de un an à deux ans d’emprisonnement contre trois personnes poursuivies pour avoir commis des escroqueries lors de la vente de vins. Des personnes vulnérables, âgées ou malades, avaient été ciblées. Une des victimes aurait perdu plus de 50 000 euros.

Sept personnes avaient été identifiées parmi les victimes des prévenus qui ciblaient essentiellement des dames fortunées, âgées ou malades. Les démarches des prévenus consistaient à acheter des bouteilles de vin à moins de 10 euros dans des grandes surfaces et à aller les revendre à des personnes vulnérables en affirmant que ces bouteilles étaient des grands crus millésimés.

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Avec ses allocations de chômage, il se la coulait douce au soleil

Au lieu de résider dans une habitation louée à Ohain, Philippe R., 58 ans aujourd’hui, s’est expatrié en Thaïlande où, de février 2010 à mai 2016, il s’affaira à la vente et à la location de villas.

Une activité que le commun des mortels pourrait effectuer sans risque de devoir en répondre en justice, sauf qu’elle est incompatible avec le statut de chômeur de l’intéressé. D’où une citation à comparaître à l’audience correctionnelle du 5 décembre dernier à laquelle il n’assista pas.

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Pour obtenir son permis, elle envoie une amie

La dame qui avait échoué plusieurs fois à l’examen du permis pratique avait tenté d’envoyer une amie pour passer l’examen à sa place.

Les faits s’étaient déroulés le 8 juin 2016 au centre d’examen du permis de conduire de Huy. Une dame s’était présentée munie de documents d’identité dans le but de passer l’examen pratique du permis de conduire. La préposée à l’accueil avait constaté que les documents ne correspondaient pas à la personne qui se trouvait devant elle.

La dame avait alors pris la fuite mais sa plaque d’immatriculation avait été relevée. L’enquête avait démontré qu’elle agissait pour le compte de la prévenue et qu’elle avait tenté de passer l’examen à sa place.

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Elle a tenté de sauter de la voiture pour éviter les coups

Pour se protéger des coups portés par son compagnon, la victime avait tenté de sauter de la voiture qui circulait sur une autoroute.

Les faits s'étaient déroulés le 24 novembre 2017 sur une autoroute à Visé. Une dame avait tenté de sauter d'un véhicule en marche. Elle avait précisé qu'elle avait tenté d'éviter les violents coups portés par son compagnon qui était en colère. Cette scène avait été précédée d'une altercation entre le prévenu et une autre personne.

Très énervé, le prévenu aurait tenté d'écraser un adversaire avec son véhicule. Mais sa manœuvre avait échoué lorsque sa compagne, passagère, avait agrippé le volant et donné un coup brusque pour changer la trajectoire du véhicule et l'envoyer dans le bas-côté. Le prévenu s'était alors retourné contre sa compagne et lui avait adressé plusieurs coups de poing.

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Ivre, un Bastognard ouvre le feu dans son jardin

Voici quelques mois, à Bastogne, des gens du voyage ont appelé les policiers, effrayés par un voisin qui tirait au fusil de chasse dans leur direction. Arrivés sur place, les policiers ont interpellé un homme, ivre et sous influence, qui faisait feu sur une carcasse de voiture dans le fond du jardin. Il n’avait pas de port d’arme et de la drogue a été découverte à son domicile, une quantité trop importante pour qu’elle corresponde à sa consommation personnelle.

Au moment des faits, l’homme était sous bracelet électronique. «Je requiers quatre mois de prison supplémentaires à vos différentes condamnations et 6 000€ d’amende», a conclu la représentante du ministère public.

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