Virton « n’a jamais été aussi bas»
FOOTBALL

Virton « n’a jamais été aussi bas»

Au sein du conseil d’administration, Michel Georges fait partie des anciens. Il est aussi celui qui a été le plus affecté par le départ de Philippe Emond il y a un an.

«On formait un sacré duo, reconnaît-il. Philippe m’a demandé de rester en place. Il fallait que quelqu’un de l’ancienne équipe demeure présent. Beaucoup disent que Philippe a laissé tomber le club, mais ce n’est pas du tout le cas. Il avait d’autres objectifs professionnels à mener et il ne pouvait pas faire les deux en même temps. Pourquoi l’a-t-il fait à ce moment-là? Parce que tout ça est prévu dans les statuts du club.Il n’a fait que les respecter.»

Forcément, vu les problèmes de trésoreries dans lesquels le club est empêtré, beaucoup auraient été tentés de tourner la page à leur tour. « Je ne vais pas vous cacher qu’on a par moments le cafard, avoue le CQ. Mais désormais, il est trop tard pour partir. Nous serions considérés comme des déserteurs, ce ne serait certainement pas le moment. Maintenant, si une solution est trouvée, je ne suis pas persuadé que je continuerai. On peut aussi laisser travailler une nouvelle équipe sans que la présence d’un œil de Moscou, d’un ancien, soit obligatoire. La seule chose qui importe, c’est le bien du club, mais il ne faut pas le remettre n’importe comment à n’importe qui.»

Depuis qu’il a retrouvé son rôle de secrétaire, Michel Georges a vu le club traverser des périodes de turbulences. «Mais nous n’avons jamais été aussi bas, avoue-t-il. On s’était pourtant toujours fait un honneur de payer les salaires des joueurs. Les fournisseurs et plus grands créanciers ont toujours fait des efforts pour patienter un peu. Merci à eux, d’ailleurs. Mais ici, si nous ne savons déjà plus payer nos joueurs, il faut se dire que tout le reste ne sera pas payé non plus.»

LES PLUS RECENTS