• Incidents à la Porte de Namur ( Matonge ) à l'issue d'une manifestation contre l'esclavage de migrants en Libye
BRUXELLES

Retour au calme dans le quartier Louise, 71 arrestations

Ce samedi après-midi, des casseurs ont dégradé des boutiques de l’avenue Louise. La police a arrêté une septantaine d’individus.

«Situation sous contrôle. La police reste vigilante», a indiqué le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close samedi peu après 19h00 sur le réseau social Twitter, à propos des incidents qui ont éclaté dans l’après-midi dans le quartier Louise.

«Suite à des débordements en marge d’une manifestation, interpellations et présence policière renforcée. Situation normalisée mais évitez si possible la Porte de Namur», indique pour sa part la zone de police Bruxelles-Ixelles sur le réseau social.

Le parquet de Bruxelles annonce seize arrestations judiciaires et 55 arrestations administratives à la suite des incidents qui ont éclaté samedi après-midi avenue Louise.

Des violences ont éclaté vers 16h00 à l’issue de la manifestation contre l’esclavage de migrants en Libye qui se tenait sur la place Poelaert toute proche. Des commerces et un véhicule de police ont été endommagés par une trentaine de manifestants.

Après l’arrivée de renforts de la police fédérale, la tension s’est déplacée vers la Porte de Namur. Au total, les forces de l’ordre ont procédé à 16 arrestations judiciaires et 55 arrestations administratives.

Selon la police, on n’a dénombré aucun blessé.

Le monde politique réagit avec fermeté

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) évoque sur Twitter un «comportement inacceptable d’une trentaine d’individus qui ont sali la manifestation contre l’esclavagisme.» Celui-ci s’est entretenu avec le ministre-président Rudi Vervoort (PS) qui se dit «très en colère et intransigeant face à ces fauteurs de troubles». Tous deux ont reçu un compte rendu de la situation par la zone de Police de Bruxelles Capitale-Ixelles qui a effectué 70 arrestations dont une quinzaine d’arrestations judiciaires.

Le sujet sera abordé mardi lors du Conseil Régional de Sécurité (CORES) qui a été convoqué et réunira les autorités administratives et judiciaires de la Région ainsi que les 6 chefs de corps et les différents responsables des services de sécurité.

Pour le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), «des fauteurs de troubles se comportent une fois de plus de manière inacceptable. La tolérance zéro est d’application contre ces jeunes qui détruisent la propriété d’autrui.»

Le terme «tolérance zéro» est également utilisé par Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères et président de la régionale de Bruxelles du MR. «Les Bruxellois en ont assez des violences de quelques-uns qui saccagent des commerces, détruisent des biens. Ils nuisent à l’image de notre ville, de notre région. Nous devons toutes et tous réagir (tolérance zéro, citoyenneté, prévention, éducation, cohésion sociale).» Le député bruxellois MR Alain Destexhe a pour sa part appelé dans un communiqué à une modification de la loi sur la protection de la jeunesse, supposant que des mineurs font partie des personnes arrêtées samedi.

Même ton ferme pour le président du Parlement bruxellois Charles Picqué (PS) dans une réaction envoyée à Belga: «j’espère que la Justice prendra la juste mesure de ces troubles causés souvent par des multirécidivistes qui méritent une peine exemplaire.»

«Fermeté attendue de la justice», indique également le président de DéFI Olivier Maingain .

Au total, les forces de l’ordre ont procédé à 16 arrestations judiciaires et 55 arrestations administratives, selon le parquet de Bruxelles.

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