• C’était la première apparition publique d’Albert II et Paola depuis plusieurs mois.
FÊTE DU ROI

PHOTOS & VIDÉO | Un Te Deum avec Albert II et Paola mais sans Laurent

Comme le veut la coutume le 15 novembre, les événements organisés pour la Fête du Roi se sont accompagnés d’une célébration au sein de la cathédrale Saints Michel et Gudule.

De haut responsables politiques et certains membres de la famille royale ont assisté au Te Deum ce mercredi matin. Comme le veut la tradition, le roi en fonction, Philippe, n’était pas présent. De même que le prince Laurent, sous certificat médical. L’épouse de ce dernier, la princesse Claire, était quant à elle de la partie.

Les parents de Philippe, le roi Albert II (83 ans) et la reine Paola (80 ans), ont aussi fait le déplacement. C’était leur première apparition publique depuis plusieurs mois.

«N’oubliez pas l’hospitalité»

Lors de ce Te Deum, l’archevêque de Malines-Bruxelles Jozef De Kesel a lu un extrait de la Lettre de Saint Paul aux Romains, dans laquelle l’apôtre appelle au respect mutuel. Paul écrit cette lettre en prévision d’une visite à la communauté chrétienne de Rome. «Il a la citoyenneté romaine», précise l’archevêque. «Il n’est donc pas un sans-papier. Mais c’est quelqu’un d’Asie Mineure, l’actuelle Turquie, et en ce sens quand même un étranger. Il n’est pas sûr de l’accueil qu’on lui réservera.»

«Ces paroles ont presque 2.000 ans mais elles n’ont rien perdu de leur actualité», expose Jozef De Kesel. «Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle et rivalisez de respect les uns pour les autres», poursuit-il. «Vivez en harmonie et ne soyez pas dédaigneux.»

Il s’agit du grand défi de notre société, traversée par des tensions et des troubles, pointe l’archevêque. «La situation est complexe mais nous ne pouvons bâtir des murs d’indifférence et de peur entre nous. Cela vaut pour chaque citoyen de notre pays. Et naturellement pour ceux qui portent de grandes responsabilités politiques et sociales.»

Mgr De Kesel insiste ainsi sur la poursuite du bien commun dans la construction d’une société plus juste, inclusive et qui ne laisserait en marge aucun citoyen qui rencontre des difficultés ou qui fuit le malheur. «Ce n’est pas dans le repli sur soi ni dans la recherche de nos propres intérêts que l’on peut offrir un horizon de bonheur pour aujourd’hui et pour demain. Le monde est plus grand que le nôtre», conclut-il.

LES PLUS RECENTS