• René Weiler, ici avec David Sesa, son adjoint, arbore un t-shirt «We Are Anderlecht». Une devise qui colle bien mal aux basques de l’Helvète selon une partie de la presse ce vendredi matin.
FOOTBALL

REVUE DE PRESSE | Ce 34e titre d’Anderlecht, c’est aussi celui de Weiler… que ça plaise ou non!

Tant au Nord qu’au Sud du pays, la patte de René Weiler dans ce 34e titre du Sporting d’Anderlecht demeure sous toutes les plumes. Mais si au Sud on semble s’accommoder du style de jeu prôné par le coach helvète, les commentaires au Nord sont plus critiques.

DH: «La délivrance!»

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Du côté de la Dernière Heure, l’accent est mis sur la lente maturation d’un titre auquel plus personne ne croyait en novembre. Le mérite en revenant avant tout au coach helvète du Sporting.

«C’est fait, Anderlecht est champion. À l’image de ce qu’on a encore vu à Charleroi ce jeudi soir, les Mauves ont sué cette saison. “Pas de sueur, pas de gloire”, dit le slogan du rival brugeois. Une maxime qui colle parfaitement au parcours des Mauves», écrit Benoît Delhauteur en Une sportive du quotidien ce vendredi.

Et le journaliste de la DH place donc aussi l’accent sur celui qu’il estime être le grand monsieur de ce 34e titre anderlechtois: «Si ce titre est collectif – un qualificatif rarement autant mis en exergue du côté du Parc Astrid – il est avant tout celui de René Weiler. Rarement un entraîneur sera revenu d’aussi loin en une seule saison. En novembre, le club était en crise et le Suisse au bord du gouffre.»

La Libre Belgique: «Anderlecht décroche son 34e titre»

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Dans les pages sportives de La Libre Belgique, Christophe Franken évoque l’émotion ressentie par tout le clan mauve à l’issue du verdict: «Jeudi à 22h23, quand Serge Gumienny a sifflé la fin de la rencontre, l’émotion était grande, presque palpable, chez les Bruxellois. Chez les joueurs qui avaient la pression des deux dernières saisons blanches sur les épaules. Chez René Weiler qui est tombé dans les bras d’Herman Van Holsbeeck juste après le coup de sifflet final, alors qu’il avait avoir longtemps souffert pour imposer sa vision du football moderne dans le vestiaire mais aussi dans le club. Et chez les dirigeants qui ont investi beaucoup d’argent pour ramener un trophée exilé dans les Flandres depuis deux ans.»

SudPresse: «Les Mauves de retour au sommet»

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Du côté de SudPresse, on retient avant tout que le Sporting a récupéré la première place en Belgique après trois ans de disette.

Mais pour la manière avec laquelle les Mauves ont décroché ce 34e sacre, on repassera estime Stéphane Vande Velde: «Depuis le temps qu’on le prédisait, Anderlecht a finalement attendu l’avant-dernière journée des playoffs pour décrocher son 34e titre, peut-être le plus inattendu si on tient compte de l’annonce d’une saison de transition en début de saison. […] René Weiler a réussi son entrée en Belgique, il lui reste à dépasser la culture du résultat pour imposer plus nettement sa griffe

Il est vrai que c’est en coupe d’Europe, là où l’enjeu était sans doute moins important et où l’on pouvait se libérer et prendre davantage de risques que le Sporting a pratiqué son plus beau football cette saison, dépassant toutes les attentes en termes de résultats, mais sans non plus “se cramer”: «Plutôt que d’être émoussés par l’accumulation des matches, les Mauves ont été portés par leurs prestations en Europa League», écrit encore le journaliste de SudPresse.

Le Soir: «Un titre signé Weiler»

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En Une du Soir, René Weiler apparaît comme l’homme du titre: «Un titre qu’Anderlecht doit, avant tout, à son manager, Herman Van Holsbeek, et à son entraîneur, René Weiler, mais aussi au talent de Youri Tielemans.»

«Le sacre de la jeunesse et du collectif», titre encore le quotidien dans ses pages intérieures.

Frédéric Larsimont évque ensuite les grandes périodes de conquête des 33 premiers titres dans l’histoire de la maison mauve. «Tout ça pour dire quoi? Qu’on ne dure pas sans vouloir durer», précise le journaliste. «Qu’on ne vit pas de son passé sans injecter et réinjecter sans cesse des moyens importants pour s’assurer un futur. De génération en génération, de victoires en déboires, de déboires en nouvelles victoires, Anderlecht a toujours su établir l’ordre de ses priorités. Et parmi celles-ci: gagner. “Ici, seule la première place importe: tout autre classement ne compte pas, nous rappelait récemment le manager général Herman Van Holsbeeck. À Anderlecht, on doit gagner tous les trois jours, pas tous les trois ans”, grinçait-il en reprenant à son compte un adage de la maison plus ancien encore que les murs du stade Vanden Stock.»

Et là, la patte de René Weiler dans ce qui apparaît aux yeux du journaliste du Soir comme une évolution apparaît limpide dans la conquête de ce nouveau titre, qui doit lancer un nouveau cycle de conquêtes: «Reste pour le nouveau champion à continuer à vivre avec son temps. À une époque où les cycles de vie des équipes durent le temps d’une floraison. Jusqu’à ces dernières années, un directeur sportif pouvait espérer vivre sur sa politique de transferts l’espace de trois saisons. Une base de travail aujourd’hui parfaitement obsolète pour un club comme le Sporting devenu, en cette période de belgian hype, le cœur de cible de toutes les premières moitiés de classement des grands championnats.»

HLN: «Kampioen en daarmee basta» *

(* Champion et le reste basta)

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Pour Het Laatste Nieuws, la manière est elle aussi passé au second plan: «On s’en fout, we zijn kampioen», titre (en français et néerlandais donc) le quotidien néerlandophone en Une de son édition de ce vendredi.

«Tel semblait être le mot d’ordre depuis le début de la saison», poursuit le texte en Une.

Dans les pages intérieures sportives, comme à son habitude, Stephan Keygenaert se montre particulièrement critique. «Nous allons pardonner, pas oublier», tance-t-il en gros titre, avant de détailler: «Un titre de la nécessité. Les dommages collatéraux ont ainsi été gigantesques: le mépris de la presse, des puristes, des adversaires, des anciennes célébrités et d’une partie du public à domicile. Un changement du modèle de valeur, aussi. Champion sur des débris. À vite oublier.» Et l’éditorialiste du HLN d’écrire encore: «Weiler n’est pas un mauvais entraîneur, mais il s’est lui-même présenté comme un entraineur qui n’est pas en phase avec ce qui distingue le RSCA et ce que représente “We Are Anderlecht”».

Het Nieuwsblad: ««Kampioen met dank aan Teo»*

(* Champion avec merci à Teo)

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Aux yeux et à la plume du Nieuwsblad, le grand bonhomme de ce 34e titre mauve est le buteur polonais du Sporting, Lukasz Teodorczyk. «Qui d’autre [que lui] a ramené à Anderlecht le 34e titre de champion national hier soir? Alors que les Mauve et Blanc étaient menés contre Charleroi, le Polonais a inversé la tendance. À l’image de la saison entière d’Anderlecht. Alors que le RSCA ne parvenait pas à se montrer vraiment convaincant, Teo a marqué. Ce premier titre en trois ans, les Mauves et Blancs le doivent avant tout à Teo le Sauveur.» Teo et pas Weiler donc.

Dans le supplément dédié au titre, Jürgen Geril commente «la saison très houleuse» du Sporting en des termes durs lui aussi: «Non, ce n’est pas une concession. Nous ne sommes toujours pas convaincus par le football de réaction peu attractif prôné par Weiler, loin du style de la maison du RSCA. Mais Anderlecht a remporté son 34e titre avec René Weiler et non pas malgré René Weiler. Par conséquent, nous ne resterons pas les yeux fermés sur le Suisse et lui rendons le crédit qu’il mérite: le coach a créé un vestiaire, forgé une nouvelle équipe et fait d’Anderlecht une puissance physique. […] C’est le problème qui était apparu lors de la présentation de Weiler quant Herman Van Holsbeek a dit: “Cet entraîneur va changer l’identité d’Anderlecht”. Weiler déteste l’expression “Foot-champagne”. Sa devise du football? La récupération du ballon puis l’approche la plus rapide possible du but adverse, sans fioritures.»

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