Tous ces Belges qui auraient pu devenir ministre du gouvernement Macron
Pour la transition écologique, le présentateur de «Jardins et Loisirs» Luc Noël nous aurait semblé plus proche des préoccupations des Français moyens que Nicolas Hulot!Crédits: -
SAUTE D’HUMEUR

Tous ces Belges qui auraient pu devenir ministre du gouvernement Macron

Sympa cette idée d’Emmanuel Macron de prendre une Belge (d’origine) dans son gouvernement, comme cette Françoise Nyssen à la Culture. Mais il y avait bien d’autres personnalités «ministrables» dans notre pays et dont les compétences auraient profité à la France. En cas de remaniement à l’avenir, voici quelques suggestions.

Comme ministre de l’Intérieur, Emmanuel Macron aurait été bien inspiré de prendre Jan Jambon plutôt que Gérard Collomb. Jan Jambon, en matière de terrorisme, c’est un expert. D’autant que la Belgique est quand même la «plaque tournante» du Jihadisme européen, c’est prouvé. Ce gars a quand même imaginé le «Plan canal» par lequel il a «nettoyé» une par une toutes les maisons de Molenbeek (sans jamais rien trouver d’ailleurs). Voilà donc l’homme dont la France aurait un jour besoin pour rassurer ses concitoyens et soulager les peurs souvent irrationnelles des partisans du FN.

En matière de transition écologique, Nicolas Hulot est, certes, un choix audacieux. Mais en Belgique, on a quand même Luc Noël, animateur depuis 250 ans de «Jardins & Loisirs». C’est bien d’arriver en deltaplane sur le sommet des temples aztèques ou de traverser l’Afrique centrale en pirogue pour «Ushuaïa». Mais ce dont la France profonde a besoin, c’est d’un ministre qui sache avant tout quels travaux il faut faire au jardin au mois de mai, mais aussi mois de juin, et de juillet etc. Et pour ça, je ne suis pas sûr que Nicolas Hulot soit une personne «ressources».

Pour l’éducation nationale, que n’a-t-il sollicité notre ex-ministre de l’Enseignement Joëlle Milquet, qui souffre actuellement de désœuvrement! Son idée de «pacte d’excellence», couplée à ses légendaires «assises de la citoyenneté» et aux «états généraux du cours de rien», voilà des concepts bien cadrés qui feraient fureur dans une France souvent déboussolée.

Pour le sport, comment Macron et son premier ministre Edouard Philippe n’ont-ils pas pensé à «notre» Stéphane Pauwels? En Belgique, il est assez contesté, mais en France, tout le monde le réclame. Son expertise est sans égale, puisqu’il a travaillé jadis comme recruteur pour Monaco, nouveau champion de France. La ministre choisie, Laura Flessel a fait de l’escrime à un «haut niveau». N’est-ce pas là un passe-temps trop individuel et confidentiel? Ça sent le coup d’épée dans l’eau.

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Louis Michel s’imposait aux Affaires européennes, mais pas à 4 800 euros net par mois

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Pour les affaires européennes, c’est triste pour la France de se passer d’un Louis Michel, notre député européen le plus en vue, sous-utilisé dans son propre pays, alors qu’il connaît si bien l’Europe, son parlement, sa cantine et ses cocktails de fin d’après-midi. Évidemment il aurait fallu lui proposer un peu plus de 4 800 euros net par mois, sans quoi il ne serait pas sorti de son fauteuil.

Au ministère des Transports, le chef d’entreprise Roland Jost vient justement d’être remis en liberté. Voilà un Belge qui connaît parfaitement le problème du dumping social en Europe. C’est avec les braconniers qu’on fait les meilleurs gardes-chasses, non? Et puis, un ministre français équipé d’un bracelet électronique belge, n’est pas l’assurance pour lui qu’il gardera les pieds sur terre, et n’oubliera pas d’où il vient?

Enfin, au ministère des Armées (ex-Défense nationale), on aurait pu songer à l’un des anciens ténors de la discipline, Peter De Crem. Actuellement ministre fédéral chargé du commerce extérieur (une matière régionalisée), il ne sait comment remplir son agenda. A la limite, il aurait pu cumuler les deux postes, belge et français. Un cumul si inédit que personne n’aurait pensé à l’interdire.

Voilà. Ce ne sont que quelques modestes suggestions. Pas de ministère des Entreprises publiques en France: dommage, sinon le liégeois André Gilles aurait parfaitement fait l’affaire.

Évidemment, s’il y a une vérification de ce que les ministrables belges pressentis n’ont aucune casserole, ça risque d’être délicat pour certains. En se privant délibérément de fraudeurs, de spécialistes du cumul ou de créateurs de mandats fictifs, Emmanuel Macron se prive aussi de précieuses compétences. Tant pis pour lui…

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