La série noire continue: le Loft et Cache-Cache plient boutique à leur tour
L’enseigne «cache-Cache» attire une clientèle fidèle dans le piétonnier, qu’elle quittera définitivement le 4 mars prochain.Crédits: ÉdA – 301724894412
TOURNAI

La série noire continue: le Loft et Cache-Cache plient boutique à leur tour

Le Loft de la rue des Chapeliers fermé, avant le magasin Cache-Cache dans quelques jours… Et il y a aussi les magasins "Les Cygne", l'oisellerie Horincq, Hangar Roots, etc. C’était déjà grave, maintenant ça devient catastrophique.

Inaugurée en avril 2008, rue des Chapeliers, dans le bâtiment qui abrita autrefois un grand bureau de poste, la boutique «Le Loft» ne passera jamais le cap de ses dix ans. Merveille d’architecture intérieure, dans un style contemporain magnifié par la volonté de respecter l’âme du lieu, le rez-de-chaussée situé face à la cathédrale était en vente depuis quelques mois, pour un montant de 825 000€.

L’arrivée du Loft, un concept multimarques attractif et assez audacieux pour Tournai, coïncidait avec la venue de l’enseigne «Cache-Cache». On vient tout juste d’apprendre que celle-ci disparaîtra du piétonnier le 4 mars prochain, dans un quartier qu’ont déserté plus tôt d’autres «locomotives» telles que Mexx, Etam, MS Mode ou Phildar.

La série noire continue: le Loft et Cache-Cache plient boutique à leur tour
Le Loft avait emménagé dans l’ancienne poste en 2008.. Photo: EdA
Le groupe «Cache-Cache» fait depuis quelque temps le tour de ses plus petites boutiques belges; celles dont la rentabilité pose problème sont fermées. Les trois vendeuses redoutaient le scénario catastrophe. «C’est ce qu’on craignait parce que le piétonnier se vide chaque année un peu plus. En quelques années, on a perdu la moitié de nos clients de passage, c’est une catastrophe», témoigne une vendeuse. «On a pu tenir le coup grâce à nos clientes fidèles qui adorent nos vêtements de bonne qualité à des prix raisonnables, aux étudiants qui attendent le bus au Dôme, aux touristes qui viennent de l’office de tourisme, aux français du samedi après-midi. Mais il n’y a plus assez de passage pour renouveler notre clientèle».

Damien Heleu, patron des magasins de chaussures «Les Cygnes» et «Les Cygnes Kids», fait exactement le même constat: plus assez de parking, plus assez de clients de passage, etc. Il va quitter le centre-ville pour s’établir à Froyennes. «Une question de survie», dit-il.

Dans quelques semaines, rue du Curé Notre-Dame, ce sera au tour du «Hangar Roots», un magasin spécialisé dans la décoration et les statuettes ethniques, de fermer ses portes.

L’oisellerie Horincq, implantée depuis 25 ans sur le quai Saint-Brice, vient elle aussi d’annoncer son départ du centre-ville de Tournai. Bruno Horincq a décidé d’installer son magasin à Antoing où, est-il convaincu, sa clientèle le suivra. Il espère y retrouver un esprit de proximité, loin des grandes enseignes des grands centres commerciaux spécialisées dans l’animalerie.

Le magasin quitte son nid historique au moment où le grand chantier d’élargissement de l’Escaut va débuter dans son quartier, au moment où la mobilité va être fort difficile en ville à cause notamment des travaux destinés à améliorer la circulation du côté de la Porte de Marvis avant l’inauguration du nouveau commercial «Les Bastions».

Le collège communal tournaisien ferait bien de prendre très au sérieux l’exode de se ses commerçants, et de prendre toute la mesure de la gravité de la situation. On n’est pas loin du point de non-retour.

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