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Généalogie: chercher ses ancêtres sur la toile

Une aubaine pour les généalogistes : depuis la fin janvier, les registres paroissiaux et d’état civil peuvent être consultés en ligne.

La phase de test a été annoncée le 25 janvier par un message sur la page Facebook des Archives de l’État. L’effet en a été immédiat : durant les dix jours qu’a duré l’expérience, 75 000 visiteurs uniques ont consulté 1,5 million d’images sur le site des archives. L’offre, il est vrai, était des plus alléchantes : il est désormais possible de feuilleter en ligne plus de 25 000 registres paroissiaux belges, et plus de 11 000 registres d’état civil ( * ). Les généalogistes se frottent les mains : ils peuvent mener leurs recherches depuis leur fauteuil!

«La numérisation des archives a commencé dès 2002», explique Stéphanie Deschamps, porte-parole des Archives de l’État. En 2009, les visiteurs des 19 salles de lecture du pays (cf. ci-contre) se sont vu offrir la possibilité de consulter les archives paroissiales sur un des ordinateurs mis à leur disposition, ou sur leur ordinateur portable, moyennant octroi d’un accès à un intranet.

Une nouvelle étape vient d’être franchie en ce début d’année, grâce à la mise en service d’un serveur externe, à de nouvelles capacités d’hébergement, et à une capacité de réseau suffisante.

Le résultat est remarquable. Les documents, dont des boutons permettent de moduler la vision, sont particulièrement lisibles. «Cela s’explique par le fait que nous avons numérisé les registres paroissiaux originaux», précise Lucie Verachten, chef du service de numérisation des Archives de l’État.

Mais les techniciens ne se sont pas contentés de reproduire les documents : «On les a identifiés et classifiés, par exemple en répertoriant mariages, naissances et décès, le plus souvent entremêlés dans les registres. Manière d’aider la recherche», précise Lucie Verachten.

Il reste des registres paroissiaux à récupérer : «Nous avons alerté les paroisses et les évêchés, qui les conservent, pas toujours dans des conditions idéales», poursuit Stéphanie Deschamps. Les conditions dans lesquelles les registres d’état civil sont entreposés dans les communes ne sont pas toujours idéales, elles non plus. Mais les doubles de ces registres, déposés aux greffes des tribunaux de première instance, ont été centralisés aux archives de l’État, où les Mormons (cf. ci-contre) les ont reproduits sur microfilm, il y a une cinquantaine d’années. La numérisation de ces microfilms se poursuit avec leur association Familysearch. «Si un microfilm est peu lisible, ou de qualité moindre, nous repartirons là aussi des originaux», ajoute Lucie Verachten.

La consultation en ligne va multiplier le nombre d’ «accros» à la généalogie. D’abord parce qu’elle montre que «les archives ne sont pas que de vieux papiers», rigole Stéphanie Deschamps. Et puis, signale Lucien Verachten, elle invite à la découverte de tous les autres documents disponibles sur le net. Car une fois identifiés les ancêtres, on a envie de savoir ce qui leur est arrivé, par exemple en consultant des archives notariales, ou des minutes de tribunaux. Les heures passées devant les écrans vont se multiplier!

http://search.arch.be/

Philippe LERUTH

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